Psychologie, fantastique et romance
Quel plaisir, ces derniers temps, de m’être plongée dans quelques bouquins. Les mots et le pouvoir de l’imaginaire sont le meilleur remède au mal qui ronge ce monde et ternit mes jours.
Ce que j’aimerais te dire si je savais trouver les mots, si j’avais plus de temps, si… de Emeric Lebreton
Résumé
Essai de psychologie et de développement personnel abordant divers sujets de la vie quotidienne. Le psychologue nous aide à trouver les mots pour réconforter nos proches, ou nous réconforter nous-mêmes, dans les situations difficiles.
Mon avis
Très sceptique au départ, j’ai fini par trouver des mots intéressants et percutants dans cet ouvrage. Des histoires et des citations plus ou moins philosophiques invitent à réfléchir.
Je suis bien incapable de réaliser les exercices proposés et de trouver un sens dans quelques interprétations, mais il y a un fond à méditer malgré tout. Voici quelques notes prises au cours de ma lecture…
Concernant la colère :
La colère finit toujours par épuiser celui qui l’éprouve. La colère ne blesse aucun ennemi. La colère est comme un poison que tu avales en espérant que l’autre se repente.
La colère est une énergie qui t’invite à changer le monde pour rétablir un équilibre. […] On ne parvient à changer le monde que par le dialogue et le travail. Et si le monde ou les gens que tu côtoies ne changent pas et que ta colère demeure présente, alors tu dois partir et t’éloigner de la source de ta colère. Tu trouveras la paix loin d’eux.
Ça semble plus facile à dire qu’à faire, mais c’est une piste de réflexion intéressante à garder quelque part dans la tête, jusqu’au déclic fatidique.
Concernant la confiance en soi :
Si tu veux avoir confiance en toi, rappelle-toi l’objectif que tu t’es fixé. C’est lui qui te retient à la paroi de la vie. C’est lui qui te rattrape et t’évite de te perdre dans l’abîme si tu chutes.
Concernant la malchance :
Ouvrir les portes de la chance et apprendre à vivre en disant « Oui ».
Si un événement négatif arrive, s’interroger sur notre réaction :
- Pourquoi cet événement m’est-il arrivé ?
- Qu’aurais-je pu faire pour l’éviter ?
- Qu’est-ce que cet événement m’a appris et comment pourrais-je éviter qu’il se reproduise ?
Attribuer la cause d’un événement au hasard revient à nier sa responsabilité et empêche d’identifier les comportements qui mènent à l’échec ou au succès.
La vie que nous avons aujourd’hui est, que cela nous plaise ou non, le produit de l’ensemble des choix que nous avons faits, ou que nous avons refusé de faire !
Je nuancerais cette citation en ajoutant aussi les choix que d’autres ont pu faire ou ne pas faire pour nous, et l’environnement dans lequel nous sommes venus au monde. Tout cela a forcément un impact. Sinon, le népotisme n’existe pas et le mérite est exclusif. Quand je vois le monde, je ne peux pas y croire !
Concernant la vieillesse :
Les années rident la peau, renoncer à son idéal ride l’âme.
Concernant la séparation :
La séparation est le fruit du désir d’être soi. Quand on se sépare de quelqu’un, on grandit. […] Si on se sépare, c’est parce que cela est nécessaire pour son propre bonheur et son propre épanouissement.
Concernant la prise de décision :
En suivant les conseils des autres, tu risques de prendre une décision qui serait bonne pour eux, mais qui ne serait pas bonne pour toi.
Prends rapidement ta décision [,suis ton instinct] et ensuite, agis pour faire en sorte que cela soit la bonne [décision]. C’est ainsi que ta décision deviendra effectivement la bonne.
Pour bien se connaître soi-même :
Selon Lebreton, il y a quatre questions dont il faut trouver la réponse :
- Quelles sont mes valeurs ?
- Quels sont mes besoins ?
- Quelle est ma personnalité profonde ?
- Quels sont mes talents ?
Difficile de trouver les réponses à ces questions.
Concernant le changement :
Pour survivre il faut s’adapter au changement, l’accepter et se transformer. […] Chaque changement comporte son lot d’efforts et de souffrances qui aident à s’adapter. […] Il faut être patient et avoir de la compassion pour soi-même.
J’ajouterais que nous ne devons pas nous plier à tous les changements puisque nous devons garder notre objectif de vie en ligne de mire.
L’auteur nuance aussi en disant de se méfier de la nostalgie, qui est une impasse.
Pour l’éviter, il faut avoir confiance en l’avenir et en soi.
On peut conclure l’ouvrage en quatre points cruciaux :
- Apprendre à s’aimer soi-même (vouloir son propre bien-être)
- Agir, donner et apprendre à recevoir, ressentir la gratitude
- Faire confiance à la vie, lâcher prise
- S’abreuver de la puissance de la joie : chaque jour, imaginer que notre vie est un tableau gai chatoyant de couleurs (et faire en sorte qu’il le soit !).
En vrac, comme ça, je ne sais pas trop quoi faire de tout ça, mais qui sait ? J’en aurai peut-être besoin un jour.
Depuis que j’ai lu cet ouvrage, il y a déjà eu deux moments où je me suis reportée à lui pour chercher les mots pour consoler des amis. Je n’ai pas eu les réponses, mais j’y ai trouvé des pistes.
Gardiens des Cités perdues, Tome 9.5, Le livre des révélations de Shannon Messenger
Résumé
Effrayé par l’étendue de ses nouveaux pouvoirs, Keefe s’est enfuit dans les Cités interdites afin de protéger ses amis et de semer sa mère. Il est bien décidé à apprendre à contrôler ses capacités, et à découvrir la vérité; sur ce que sa mère lui a fait subir, mais aussi sur les missions qu’il a remplies à son insu, pour le compte des Invisibles.
Mon avis
J’ai eu énormément de mal à me remettre dedans. Réussir à se resituer au bon endroit, à oublier ce dont je me rappelais de Lune stellaire tout en essayant de puiser des souvenirs plus lointain pour raccrocher les wagons… Pfiou, ce n’était pas une mince affaire. Clairement, le temps d’attente entre deux tomes est beaucoup trop long ! C’est une saga énorme, avec des dizaines de personnages, on ne va tout se relire à chaque fois qu’un nouvel épisode paraît !
Au final, j’ai réussi à m’y retrouver et j’ai pris beaucoup de plaisir à suivre les aventures de Keefe. Sa gourmandise excessive est touchante. Et ses retrouvailles mouvementées avec Alvar ont été une sacré surprise (heureusement que l’autrice nous a subtilement rappelé qui était Alvar, hein…).
Cette lecture m’a inévitablement amenée à relire la fin du tome 9 (après que Keefe rejoint enfin ses amis), histoire de savoir où va la petite troupe d’elfes. Oui, mais voilà, le tome 10 n’est pas encore disponible 😱.
Un chat, deux sapins et beaucoup de complications de Myrtille Bastard
Résumé
Tout bascule dans la vie de Bri. Son fils, qui a été agressé au collège, reste désormais à la maison pour étudier. Elle commence un nouvel emploi de traductrice. Et ses amies la poussent à enfin refaire sa vie ; son mari est mort il y a 8 ans, il est temps.
Pour couronner le tout, Jarvis, son chat, lui fait des infidélités en menant une double vie dans une autre famille qui l’a baptisé Bob !
C’est décidé, Bri prend les choses en mains. Elle mène une bataille contre le collège et essaie de redonner le sourire à son fils. Elle recommence à sortir. Et elle entame une correspondance avec l’autre maître de son chat, en attachant ses missives au collier du matou.
Mon avis
Moi qui adore les Poneys de Noël, je me devais d’en lire aussi, histoire de voir de quoi ça a l’air sous cette forme.
J’ai beaucoup aimé l’histoire, les personnages sont sympas, le chat est génial. On est bien dans une romance de Noël, même si elle n’est pas forcément aussi sage que ce qu’on peut voir dans certains films du genre. Car oui, ici, les personnages sont naturels, authentiques, assez spontanés et quelque peu vulgaires sur les bords. Pas de Baiser/Générique ici, ils sont bien plus entreprenants que ça ! Mais bon, il faut qu’ils aient l’air humain, non ? 🤔
La magie de Noël n’existe pas, bien au contraire ! Mais la magie du destin est bel et bien là, et c’est extra ! Évidemment, il y a des amies lesbiennes (c’est un code du genre, on dirait qu’il est difficile de passer à côté), les héros ont un boulot qui leur permet de mener la belle vie à la maison (très rare, chez les gens lambdas du vrai monde…) et le gros quiproquo risque de tout gâcher. Tout y est. Voilà, je me demandais si ça suivait la même trame que les films, et c’est le cas. Cool. Cool cool cool 😁.
Un petit bémol, néanmoins : la double narration est bien difficile à maîtriser, je pense. Il y a plusieurs moments où les deux personnages pensent de la même façon sur des choses bien spécifiques que le commun des mortels ne pense pas de la sorte. Enfin, je pense. C’est très étrange.
En tout cas, ce petit roman bien sympathique m’a aidé à réfléchir à Samare. Il fait son petit bonhomme de chemin dans mon esprit celui-là…
Heyhey, je n’ai pas fini de bien m’amuser avec des bons bouquins 😛.